Camp romain d’Argentoratum

Topographie d’Argentoratum

Dans la longue histoire du site d’Argentoratum, il a plusieurs fois été détruit et reconstruit. Le général Drusus choisit ce site en l’an 12 avant J.C. pour l’avantage stratégie que procure l’îlot entouré du Rhin, de l’Ill et de la Bruche. Argentoratum s’agrandit, la population du camp croît. Mais ce n’est qu’au IVe siècle que le camp romain améliore sa protection par la construction d’un double rempart de pierre et de brique.
La topographique de l’ancienne Argentoratum est encore reconnaissable dans la Strasbourg du 21e siècle. La rue du Dôme correspond à l’ancien cardo et la rue des Hallebardes correspond à l’ancien decumanus.

Vie dans le camp d’Argentoratum

La population du camp était principalement militaire, mais il ne faut pas oublier les valets d’armes, les artisans ou encore les animaux (chevaux, mules etc.).
Les soldats vivaient dans des baraquements qui pouvaient abriter à la fois des légionnaires et des cavaliers. Ces baraquements atteignaient plus de 200 mètres carrés. Les logements étaient spartiates avec le strict minimum du confort à l’époque.
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Etre légionnaire à Argentoratum

Légionnaire romain d'Argentoratum

Au sein de l’Argentoratum, le légionnaire est un soldat sans grade qui s’occupe des corvées  à cause de sa position en bas de l’échelle hiérarchique du camp. Il peut toutefois accéder au grade de première classe et être alors dispensé des corvées s’il se distingue au combat . L’engagement dans l’armée romaine est volontaire et la durée du service peut atteindre les 25 ans. La tranche d’âge des légionnaires est entre 17 et 45 ans. En tant que citoyen romain, le légionnaire vote et a des droits. Bien commandé, il reste fidèle à son chef.

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